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6. Bilan d'un demi-siècle

Donc le H.A.C. date de 1872. Après avoir pratiqué la " combination ", deux sections distinctes sont créées, celles d'association et de rugby. En 1883, il dispose à Sanvic d'un premier stade. Les couleurs définitives du club sont bleu ciel et bleu marine (Oxford et Cambridge).

Aux deux sections d'association et de rugby s'en ajoute trois autres : tennis, hockey et athlétisme. De 50 membres, les effectifs montent à 100 en 1891. C'est le plus grand club de France.

  • En 1894, un arrêté préfectoral régularise l'existence du H.A.C.
  • En 1905, l'Assemblée Générale vote l'autonomie de chaque section.
  • En 1911, création d'une section de natation, la sixième.
  • En 1914 est acquis le second terrain qui va devenir le stade de la Cavée-Verte.
  • De 14 à 18, pendant la guerre, ne peuvent subsister que les sections d'association (avec le concours des Anglais, des Belges et des Suisses) et de tennis.
  • En 1919, reprise de l'activité générale.
  • En 1921, fondation d'un club de supporters.
  • En 1922, création d'une section de basket-ball et célébration du cinquantenaire.

Il convient de citer quelques-uns des joueurs qui, au cours de ce premier demi-siècle, firent la réputation du H.A.C. en association et en rugby.

A l'origine, au temps de la " combination ", il y eut les Langstaff, Orlebar, Vidal, Kaiser ou Gabain.

Lorsque la " combination " se scinda en deux formes de jeu, association et rugby, plusieurs hacmen, non des moindres, opérèrent alternativement avec autant d'éclat dans l'équipe d'association et celle de rugby.

En fin de siècle, le grand spécialiste de l'ovale est P. Derode, son rôle d'animateur a d'ailleurs tant d'importance que lorsqu'une sérieuse blessure l'écarte des compétitions, la section rugby est elle-même momentanément inactive.

A côté de P. Derode s'inscrivent les noms de Probst, Bideleux, Franck Basset, Lucien Lerat, Ch. Langstaff, Marzin, Lorne Currie, H. Brindeau ou Franck Mason. A la reprise d'activité du Rugby en 1899 apparaissent de nouveaux noms : Julius Meyer, B.G. Wood, Lewis, Carré, Coulon ou Gauger, qui pratiquaient auparavant l'association. C'est à cette époque, vers 1905, qu'arriva Crichton, qui affirma très vite des qualités exceptionnelles comme arrière : il fut le plus illustre rugbyman de l'équipe avec Lewis, et tous deux, bien qu'anglais, furent sélectionnés en équipe de France, ce qui, à l'époque, était autorisé ; c'est ainsi que Crichton fut international contre la Nouvelle-Zélande le 1er janvier 1906. Dès cette époque, le Rugby avait gagné le Sud-Ouest et, de 1904 à 1909, le Stade Bordelais remporta cinq fois le Championnat de France contre le Stade Français en finale. Le H.A.C. disposait de nouveaux éléments comme Chausson, les frères de Mouronval, des avants puissants comme Ducert, Baer, Bridant, Podevin, Léon Stempowski, Nerbeuf, et l'équipe restait redoutable. Les vieux Havrais se souviennent que Nerbeuf tenait un magasin réputé de chaussures et d'articles de sports sur la partie du boulevard de Strasbourg devenue avenue Foch. Citons encore les Coïcadan, Cassot, Favrel frères, Engelbach, Tinel, Crevel, Girardet, Gardet, dont certains reprirent leur place après la guerre, avec l'appoint de Terny, Assire, Guéroult, Lauprêtre, Gibon, Dupray, Baillehache, Saubois ou Bellan.

L'Anglo-Havrais Jimmy Carré mérite, comme Crichton, une mention spéciale. Il ne brilla pas seulement en football ni en rugby, mais aussi en athlétisme où son palmarès témoigne de sa grande valeur. Il fut notamment champion de Haute-Normandie des 100 et 400 mètres plats, puis du 400 mètres haies. Voilà un sportif complet.

Dans l'équipe de football figurent, fin XIXe début XXe siècle, en dehors des rugbymen qui pratiquaient les deux sports et ont déjà été cités, F. Masson, Taylor, G. Dusseuil, Guigard, F. Briand, Tetlow, Ferris, et surtout les frères Wilkes, qui devaient créer plus tard le Havre-Sport. A partir de 1900, les Français apparaissent plus nombreux : Coulon, Bacquart, Lelaumier, Dubreuil, Paul Legentilhomme, futur Général, qui, à 87 ans, doit être le doyen du club. Mentionnons plus tard Sporrer, Richer, Mauger, les frères Talbot, Beaufils, A. Genier, Pierre Six ou Xavier Bony. Ces trois derniers sont tombés au Champ d'Honneur mais leur nom se perpétue car il a été donné à chacun des trois terrains annexes du Stade de la Cavée-Verte. Farcis, Dumont, Cavanagh ou Alleaume figuraient aussi parfois en équipe première.

Pendant la guerre de 1914, la Ire du H.A.C. conserve les Suisses Hermann, Lang, Steinhauser, reçoit l'appoint de Belges comme Van den Branden et surtout de l'excellent Verstraeten, connu sous le nom de Louiver, et enfin du rude Anglais Carnaby. Les Français sont, entre autres, Frémont, sûr gardien de but, Avenel, Lemaire, Delahaye ; la première saison de guerre, il y eut aussi Accard et Gibon mais ils furent bientôt mobilisés. Nous les retrouverons, la paix revenue, dans la grande équipe de 1920, qui devait aller jusqu'en finale de la Coupe de France.

Parmi les vedettes des années 20, aux noms d'Accard et de Gibon il en faudrait citer bien d'autres, notamment le grand Sheldon, Albert Renier, Thorel, les frères Lenoble, Mérieult, etc…

D'autre part, aux compétitions du cinquantenaire participèrent en athlétisme : De Souza, Limbour, Cormerais ; en natation : Vauchel, Lesage, Scheid, J. Grenier, J. Meriel, Boudin, L. Terny, Hunault ; en tennis : P. Du Pasquier, J.A. Roederer, R. Lafaurie, G. Jung, F. Henrotin ; en hockey : Gabain, P. Edou, W. et F. Mason, Engelbrecht.

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